INTÉRÊT DE LA RÉÉDUCATION RESPIRATOIRE  DANS LA PRISE EN CHARGE  DE LA LOMBALGIE.

  • 1 January 2019
  • Kiara

 

Un article que je voudrais partager, merci à  Jérôme SIMONPIERI-KAHN Masseur Kinésithérapeute

 

                                    -Dans une respiration de repos, sans activité physique, l’action musculaire est minimale :
                  À l’inspire le diaphragme descend en repoussant la masse viscérale le transverse subi un étirement passif.

                                    -Lorsque les besoins en oxygène augmente avec l’activité physique, les mécanismes de la respiration sont beaucoup plus complexe et l’activité musculaire se propage a l’ensemble du corps :
                  La contraction du diaphragme provoque l’abaissement de son centre phrénique, qui rappelons-le, à une course limité en raison du fascia endothoraciques. Exagérer la descente du centre phrénique nécessiterait une projection du cou en avant et la perte de l’ouverture costale supérieure en raison du manque d’amarrage des muscles scalènes entre autres.
lorsque le centre phrénique s’abaisse il doit pouvoir prendre appui sur la masse viscérale pour permettre l’élévation de la cage thoracique.
                  Le point d’appui du centre phrénique est donc conditionné à la co-contraction du muscle transverse pour maintenir (contenir) la masse viscérale.

                  Cette contraction du transverse se fait en synergie avec les muscles rachidiens. Le redressement du rachis permet aux muscles inspirateurs, (diaphragme, élévateurs des côtes, scalènes, intercostaux externes...etc.) d’augmenter les diamètres thoraciques. 

                  Les courbures rachidiennes diminuent, le bassin est amené en rétroversion.

                  La diminution de la pression à l’intérieur du thorax s’accompagne donc d’une augmentation de la pression dans l’abdomen.

                  Mécaniquement l’augmentation de la pression abdominale semble aller dans le sens d’une diminution des contraintes sur le disque intervertébrale. C’est d’ailleurs ce qui est recherché par les techniques de « gainage ». 

                  La pratique du gainage, mal dirigée, amène avec elle son lot de problème. Le gainage, mal orienté, crée des hyperpressions qui peuvent avoir des répercussions délétères sur les organes du petit bassin. (Se référer aux écris du Docteur  Bernadette DE GASQUET).

                  Or, le transverse, s’il est parfaitement fonctionnel, est un régulateur de pression. Il est à la fois le muscle que nous fait vomir et celui qui nous permet d’évacuer les selles... 

                  Sa contraction transmet la tension aux muscles du périnée ajustant ainsi le jeu des sacro-iliaques pour orienter le sacrum dans le sens de la contre-nutation. Les muscles grand fessiers peuvent alors (en prenant comme point d’appuis les membres inférieurs) amener le bassin en rétroversion pour offrir à son tour un point d’appuis aux muscles érecteurs du rachis. La mise en jeu du périnée et des grands fessiers n’est pas sans conséquences sur la qualité des appuis  du pied au sol (c’est un autre sujet)

En conclusion: La rééducation respiratoire est donc un moyen physiologique de prise en charge du patient lombalgique. Elle permet de travailler sur la mobilité rachidienne, la mobilité costal elle entretient le jeu articulaire des sacro-iliaques elle tonifie la sangle abdominale ainsi que les muscles du périnée.

Malheureusement la rééducation respiratoire pose le problème de la modification des gaz du sang : un travail hyper ventilatoire provoque un abaissement du taux de CO2 avec toutes les problématique que cela engendre (Augmentation du tonus musculaire de base, tétanie…) d’où l’intérêt dans dispositif tel que le SPIROTIGER qui permet de travailler en iso-capnie.

 

Jérôme SIMONPIERI-KAHN MKDE